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Durant leur évolution, les angiomes tubéreux peuvent se compliquer : érosion douloureuse, voire ulcération, souvent consécutives à un traumatisme (choc, chute, griffure,morsure), ou encore infections sur involution nécrotique. Ces complications nécessitent un traitement adapté : antalgiques, antibiotiques en prévention ou curation, soins locaux, et exceptionnellement une hospitalisation. Les petits angiomes de 1 à 2 cm de diamètre , siégeant dans un région peu exposée (dos, abdomen, cuisses) ne posent pas de problèmes et il est alors facile, pour les enfants atteints et leurs parents d'attendre la régression de la lésion et le " blanchiment " de celle-ci Les lésions plus volumineuses, ou situées sur des régions plus exposées ( face, cou, mains) posent de plus importants soucis : obturation d'un il (angiome de paupière), déformation du nez (angiome Cyrano), déformation de lèvre et gêne à l'alimentation, gêne respiratoire (angiome nasal ou du pharynx).
Ces dernières lésions doivent être traitées, car certaines ont une évolution alarmante, et peuvent menacer une fonction ou la vie d'un nourrisson. Le traitement de première intention reste la corticothérapie (corticoïdes administrés à haute dose, sous contrôle médical dermatologique. Certaines formes sévères, répondant mal au traitement cortisonique, peuvent faire appel à des administrations de produits tels que les interférons alpha 2a ou alpha 2b. De même, les angiomes tubéreux volumineux posent de réels problèmes esthétiques qu'il convient de ne pas minimiser, même si ces lésions sont bénignes.
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